TOTEM – Restauration et Cantine digitale en entreprise

Le zéro plastique n'est pas un geste, c'est une architecture

Une fontaine raccordée au réseau ne reçoit aucune livraison. Aucun contenant n’entre dans le bâtiment. L’eau arrive par la canalisation, elle est filtrée sur place, elle est servie fraîche. Il n’y a rien à stocker, rien à reprendre, rien à jeter.

Ce détail technique a une conséquence directe. Le zéro plastique cesse d’être une intention affichée. Il devient le résultat mécanique d’un choix d’équipement. Vous n’avez pas à demander à vos collaborateurs de changer leurs habitudes. Vous avez simplement retiré le plastique de l’équation.

Reste à le chiffrer. Un engagement RSE qui ne se mesure pas ne passe ni en comité de direction, ni dans un questionnaire client. Voici comment nous procédons, à partir d’une donnée réelle.

 

Premier compteur : les bouteilles individuelles

Sur un site client francilien, une fontaine TOTEM a distribué l’équivalent de 8 400 bouteilles de 50 cl en six mois. Ce n’est pas une projection commerciale. C’est un relevé de consommation.

Ramené à l’échelle quotidienne, cela représente environ 67 bouteilles par jour ouvré. Soit 33 litres servis chaque jour au même point d’eau.

La conversion en matière est simple. Une bouteille de 50 cl avec son bouchon pèse environ 12 grammes de PET. Le calcul donne donc :

Indicateur 6 mois Sur 12 mois
Bouteilles évitées 8 400 16 800
Plastique PET évité ~100 kg ~200 kg
Équivalent CO₂ évité ~250 kg CO₂e ~0,5 t CO₂e

Le facteur d’émission retenu est de 2,5 kg CO₂e par kilo de PET produit. Il couvre la fabrication du contenant, pas son transport. Le chiffre réel est donc supérieur.

 

Deuxième compteur : les bonbonnes qui ne sont plus livrées

C’est la partie que l’on oublie de compter. Beaucoup d’entreprises ont supprimé les bouteilles individuelles, puis se font livrer des bonbonnes chaque semaine. Le plastique a disparu des bureaux. Il est passé au quai de livraison.

Reprenons la même fontaine. 8 400 bouteilles de 50 cl représentent 4 200 litres distribués. Une bonbonne standard contient 18,9 litres.

Indicateur 6 mois Par mois
Volume distribué 4 200 L 700 L
Bonbonnes non livrées ~222 ~37
Poids non manutentionné ~4,2 tonnes ~700 kg
Tournées de livraison supprimées 6 à 12 1 à 2

Quatre tonnes portées à la main sur un semestre, pour un seul point d’eau. Chaque bonbonne pèse 19 kilos. Elle est descendue d’un camion, roulée jusqu’au local, portée, basculée sur la machine. Le sujet dépasse largement la RSE. Il concerne les troubles musculo-squelettiques, la sécurité des équipes de site et la surface de stockage immobilisée.

Ce que vous supprimez, c’est tout ce qui tourne autour. Le camion qui passe. Le local qui se remplit. Les 19 kilos qu’un salarié soulève à chaque changement.

La livraison n’est que la partie visible. Une bonbonne percutée doit être consommée dans les quinze jours. Il faut donc suivre les stocks, anticiper les ponts, gérer la rupture le jour où il fait 35 degrés. Et l’eau servie n’est pas filtrée au point d’usage.

Une fontaine raccordée au réseau efface toute cette logistique. L’eau arrive en continu, filtrée sur place. Pas de stock à gérer, donc pas de rupture possible.

 

La méthode, reproductible sur vos sites

Vous pouvez refaire ce calcul avec vos propres relevés. Quatre étapes suffisent.

1. Mesurer le volume réellement distribué. Une fontaine équipée d’un compteur donne le chiffre exact. À défaut, comptez 1 à 1,5 litre par collaborateur présent par jour, sur 21 jours ouvrés.

2. Convertir en bouteilles. Divisez le volume total par 0,5 litre. Vous obtenez le nombre de bouteilles individuelles qui auraient été achetées, transportées et jetées.

3. Convertir en bonbonnes. Divisez le même volume par 18,9 litres. Multipliez le résultat par 19 kilos pour obtenir le poids manutentionné.

4. Passer en matière et en carbone. Multipliez le nombre de bouteilles par 12 grammes pour le PET, puis par 2,5 pour l’équivalent CO₂.

Le calcul tient sur un tableur. Sa valeur ne vient pas de sa complexité. Elle vient du fait qu’il est vérifiable, ligne par ligne, par un auditeur ou par un client qui vous interroge.

 

Le moment ou le chiffre devient utile

Il arrive toujours de la même manière. Votre direction prépare le rapport annuel et réclame des indicateurs concrets. Le comité RSE veut savoir ce que les actions de l’année ont réellement produit. Un collaborateur, ou un candidat en entretien, vous demande ce que l’entreprise fait vraiment.

À cet instant, une bonne intention ne suffit plus. Il faut un chiffre, une période, une méthode.

Celui-ci fournit les trois. Les boissons conditionnées que vous n’achetez plus sortent de vos émissions indirectes, celles que le bilan carbone regroupe sous le scope 3. Les emballages que vous ne jetez plus alimentent la ligne déchets de votre rapport de durabilité, la CSRD pour les entreprises qui y sont soumises. Et dans un dossier RSE, un relevé sur six mois pèse plus lourd qu’une déclaration d’engagement.

L’avantage est là. Vous n’avez rien à construire pour l’occasion. La donnée existe déjà, elle vient de vos fontaines.

 

L’effet d’échelle

Tous les chiffres de cet article portent sur un seul point d’eau. Multipliez par le nombre de fontaines installées sur vos sites.

Pour six fontaines sur une année complète, le calcul donne environ 100 000 bouteilles évitées, 2 600 bonbonnes non livrées et 3 tonnes d’équivalent CO₂ économisées. À cette échelle, l’action sort de la catégorie des gestes symboliques. Elle devient une ligne de votre trajectoire environnementale.

 

Questions fréquentes

Une fontaine raccordée au réseau nécessite-t-elle des travaux ? Un raccordement à l’arrivée d’eau et une évacuation suffisent dans la majorité des configurations. L’installation se fait généralement en une demi-journée.

Comment garantir la qualité de l’eau sans bonbonne ? La filtration est réalisée sur place, au point d’usage. Les cartouches sont remplacées selon un calendrier de maintenance, avec traçabilité des interventions.

Peut-on utiliser ce calcul dans un rapport officiel ? Oui, à condition de documenter vos sources. Nous recommandons de reprendre le facteur d’émission du PET dans la Base Empreinte de l’ADEME, afin que le chiffre reste opposable en cas d’audit.

 

Parlons de vos sites

Le calcul demande deux informations : votre nombre de points d’eau et votre effectif présent. Transmettez-les nous, nous vous répondons avec votre estimation chiffrée, la méthode utilisée et ses sources, prête à intégrer dans votre reporting.

Vous échangez directement avec notre équipe. Ce n’est pas un document automatique, c’est un premier point sur votre configuration réelle. Si vous souhaitez aller plus loin, nous regardons ensemble ce qu’une solution raccordée au réseau changerait sur vos sites.

Demander mon estimation à l’équipe TOTEM.

 

Scroll to Top